Le fièvre Jhaqueline -Théâtre Mirliton

Un spectacle de marionnettes à tringles TOUT PUBLIC et pas du tout spécialement pour les enfants mais chacun y trouvera son compte.

 samedi 12 juin à 17h & 20h
La fièvre Jhaqueline

Par le théâtre Mirliton

Les périodes de confinement et d’interdictions des salles de spectacles, malgré le manque et même la souffrance, nous ont paradoxalement donné le temps d’imaginer de nouvelles performances et, comme ici, d’entreprendre de réaliser de vieux rêves. C’est bien le cas avec notre “Théâtre Mirliton” !

Le modèle

Au départ, en marge de toutes nos prestations musicales et contées intégrant le plus souvent des marionnettes, il y a toujours eu une passion pour le Théâtre de la Foire ou le Théâtre des Italiens, un spectacle du début XVIIIe siècle intégrant très souvent musique, marionnettes et chansons écrite sur le thème de la pièce et utilisant des airs connus du public. Il s’agissait d’un théâtre de marionnettes à tringle, manipulées par-dessus comme celles que connaissent encore aujourd’hui Belgique, Sicile, Tchéquie, et encore vivant en France à Amiens. Les personnages de la Foire sont empruntés à l’Italie et à la Commedia dell’arte : Polichinelle et ses hurlements stridents, Arlequin, Pierrot, Colombine… mais leur tempérament se décline alors à la française et se mêle le plus souvent aux thèmes d’actualité. Dans la plupart des intrigues intervient un personnage populaire, utilisant souvent un patois, une langue locale, et s’adressant avec liberté au gens du pouvoir (rois, nobles, bourgeois, propriétaires, gendarmes…). Les personnages populaires féminins (Nanesse à Liège, Sandrine à Amiens) sont particulièrement libres et savent faire preuve de jugement et d’autorité.

Garder l’esprit…

Notre idée c’est, plutôt que de créer de nouveaux personnages, de nouvelles marionnettes, de reprendre les personnages de base de ces intrigues, en conservant leurs riches costumes et leurs caractéristiques, et de les confronter à des sujets d’aujourd’hui.

Dans un théâtre important (1,50 m de large, 2,20 m de haut) mais démontable, une dizaine de grandes marionnettes à tringle et fils (uniquement pour les bras) incarnent des personnages populaires ou puissants, à la fois “humains” et caricaturaux.

Une satire de la pandémie

La pièce, « La fièvre Jhaqueline, entr la pea é pi l’éçhine » (expression poitevine désignant une maladie imaginaire), raconte comment un discours politique (Polichinelle, comme d’habitude incompréhensible) peut rendre les gens complètement fous, au moins en discours.

À l’évocation du pouvoir des mots s’ajoute donc rapidement la réalité d’un virus qui se manifeste chez chacun de façon variée et délirante. Finalement il faut confiner… Ce qui complique la vie, par exemple, de Pierrot, çhi caùse poétevin et qui est cambrioleur, de Colombine, domestique privée d’emploi, des victimes comme de ceux qui savent se protéger… C’est Arlequin, le médecin/Sganarelle de la troupe, qui trouvera finalement le remède.

Avec :

Claude Ribouillault chante, pratique de nombreux instruments et manipule des marionnettes traditionnelles depuis l’enfance. Musicien et collectionneur passionné par le patrimoine populaire, il collectionne masques, marionnettes, instruments, qu’il fait vivre ou revivre en les utilisant seul ou au sein de diverses formations.

Evelyne Moser est à la fois marionnettiste, conteuse et musicienne pluri-instrumentiste. Formée à la Schola Cantorum de Bâle, elle associe souvent ses collections, ses passions et ses savoir-faire dans des spectacles et animations. Elle a créé une petite salle de spectacle à Poitiers, le Théâtre Au Clain.

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